Stages


 Programme 2018

Stages sur demande et à la carte, organisés sur une ou plusieurs journées à choix, lieu et date des stages à définir, minimum 2 personnes.


Fibres textiles – Artisanat préhistoire et traditionnel


Stages proposés

  1. Obtention et apprêt des fibres végétales (1 à 2 jours)
  2. Approche générale de la vannerie, cordelette, tresse, brêlage, ligature, couronne de fleurs et de feuilles, galets emballés… (1 jour)
  3. Initiation au filage et à la corderie (1 à 2 jours)
  4. Initiation aux réseaux textiles et vanniers (1 jour)
  5. Initiation au tissage préhistorique (2 jours)
  6. Réalisation d’un filet de portage, sans noeud et sans outil, à l’aide d’un brin tors ou d’une cordelette retors à deux brins (1 jour)
  7. Réalisation d’un filet de portage, à la navette à filocher, au noeud d’écoute ou de tisserand  (1 à 2 jours)
  8. Initiation à la vannerie sauvage et primitive. Récolter et apprêter quelques matières premières végétales et les transformer en récipients. Approche et pratique de diverses techniques de façonnage : vannerie tissée, à brins cordés, à montant spiralé cousu, à arceaux … (2 à 3 jours)
  9. Bracelets et pendentifs tressés avec coquillages. Tresser à 6 ou 8 brins en insérant progressivement des petits coquillages perforés (littorines) ou des perles (1 jour)
  10. Réalisation d’un bandeau garni de petits coquillages perforés (littorines) ou de perles. Étoffe cordée réalisée sur un cadre à tisser permettant l’intégration progressive de plusieurs dizaines de coquillages (2 jours)
  11. Réalisation d’un fourreau en liber de tilleul pour un couteau-poignard, en technique « étoffe cordée » (1j)
  12. Réalisation d’un bonnet néolithique en liber de tilleul ou en carex, selon les matières végétales à disposition, en s’inspirant de celui mis au jour à St-Blaise/Neuchâtel (3 jours)
  13. Réalisation d’une cape en carex (4 à 5 jours)
  14. Réalisation de sandales en lanières de liber (2 jours)
  15. Réalisation d’un peigne en vannerie, en éclisses de viorne flexible, 1 jour pour récolte et mise en forme des éclisses, 1 jour pour façonnage du peigne après période de séchage des éclisses (2 jours)
  16. Réalisation d’une nasse rigide à trois arceaux. Des baguettes de cornouiller, de viorne, de saule ou autre tiges rigides, placées autour de trois arceaux, baguettes et arceaux assemblés en nappes superposées liées à l’aide de lanières de saule, de tilleul, d’orme ou de ronce (2 jours)
  17. Réalisation d’un filet de pêche avec flotteurs et poids (2 jours)

Tarif
1 jour, par personne, matériel compris : CHF 90.-

2 jours, par personne, matériel compris : CHF 150.-
3 jours, par personne, matériel compris : CHF 210.-

Renseignements et inscription
Jacques Reinhard, T. +41 (0)77 416 77 82, archeotis@gmail.com


Démarche générale et partenariat

L’exposition et manifestation « Pfahlbauland », qui s’est déroulée à Zürich en 1990, avec ses nombreuses reconstitutions architecturales et artisanales préhistoriques, a montré l’intérêt général porté envers nos ancêtres « Les Lacustres ». Le projet de création du Village Lacustre à Gletterens (Suisse) a suggéré la mise en place d’un concept d’animation en préhistoire et, à ce propos, deux cours de formation, composés de 18 journées chacun, ont été organisés en Suisse, en Belgique, en Italie et en France, le premier en 1997-1998 et le second en 2000-2001 .Ces stages ont été suivis par une quarantaine de participants, ce qui a permis de lancer les activités du Village Lacustre dès son inauguration. Aujourd’hui, quelques personnes ont acquis et proposent un savoir-faire spécialisé dans ce domaine particulier, sous forme de conférences, de démonstrations ou de stages.

En étroite collaboration avec :

  • Village lacustre, CH-1544 Gletterens (Suisse), T.+41 (0)76 381 12 23, http://village-lacustre.ch/fr/wordpress, archéosite ouvert de mai à octobre 2016
  • Laténium : Parc et musée d’archéologie, Espace Paul Vouga, CH-2068 Hauterive-Neuchâtel (Suisse), T.+041 (0)32 889 69 17

Autres liens :

http://www.experimenter-la-prehistoire.ch/fr/, programme complet et mis à jour


Fibres textiles végétales d’autrefois

alfa
amadouvier
carex
chanvre
châtaignier
chêne
chèvrefeuille
clématite
épilobe
eupatoire
genêt
glycérie
guimauve
houblon
jonc
laîche
lin
massette
mauve
mélilot
molinie
orme
ortie
pervenche
peuplier
ramie
robinier
ronce
saule
scirpe
sparte
tilleul
tourbe
etc.


Programme général

Approche des matières premières végétales textiles et vannières : récolte, obtention, préparation et transformation des fibres. Apprendre à façonner, avec ou sans outil, divers réseaux textiles et vanniers : réseau tressé ou natté, réseau filoché noué ou non noué, vannerie à montant spiralé cousu, vannerie à montant spiralé lié, vannerie à brins cordés, étoffe cordée, vannerie tissée, vannerie à nappes superposées liées ou entrecroisées, étoffe tissée.


Réflexion générale

Archéologie expérimentale ? Redécouverte des techniques anciennes ? Transmission des gestes et des savoir-faire ? Attentivité à notre environnement naturel ? Magnification du patrimoine immatériel ? De tout cela un peu. Les gestes pratiqués et répétés par les humains et les presque-humains depuis des centaines de milliers d’années sont forcément inscrits en nous, dans notre cerveau certes, mais indissociablement dans notre corps. Chaque part de ce corps en conserve les mécanismes et les usages, malgré leur oubli installé petit à petit pour cause de non-pratique, de non-nécessité ou de non-rentabilité. La question fondamentale nous renvoie à notre situation sur terre, dont nous sommes issus et dont nous dépendons fortement. Sommes-nous en train de détruire notre planète, d’empoisonner son atmosphère, de modifier la vie au point de la détruire irrémédiablement ? Difficile d’apporter une réponse sereine, tant les éléments en jeu sont complexes et largement à découvrir encore. Faut-il se laisser modeler par des pouvoirs financiers et industriels au point de ne plus savoir se nourrir ni se soigner ni se débrouiller en autonomie, sans en rendre compte à des « supérieurs », à des « hiérarchies », à des « lobbies » ? Nous portons en nous ce savoir ancestral, l’archéologie met au jour des objets significatifs et indicateurs des usages et des préoccupations d’autrefois, l’artisanat traditionnel contient sa part de message pour autant qu’on y prenne garde et lui accorde une place, les cultures extérieures « exotiques » peuvent être d’une grande richesse artisanale et parfois encore en usage. Faut-il mettre tout cela en musées sans vie et sans visiteurs ? Faut-il oublier ou conserver ces savoir manuels et gestuels ? Pourquoi ne pas les redécouvrir, les entretenir et les transmettre à nos enfants et à nos contemporains comme un patrimoine précieux qui nous relie intimement à notre humanité et à notre planète.


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